Décision judiciaire de Tribunaux Administratif, 16 mars 2004 (cas Tribunal Administratif d'Orléans, 2ème chambre, 16/03/2004, 0103376)

Date de Résolution16 mars 2004
Numéro de DécisionCOMMUNE DE TOURS
JuridictionTribunal administratif d'Orléans
Nature Texte

Vu, enregistrée au greffe du Tribunal administratif d'Orléans le 11 juillet 2001, la requête, présentée pour la Fédération d'Indre-et-Loire de la libre pensée, dont le siège est, 4 allée Laurence Berluchon à Tours (37200), représentée par son président en exercice, tendant à l'annulation de la délibération en date du 28 mai 2001 par laquelle la commune de Tours a décidé de céder à la société des Habous et lieux saints de l'Islam une emprise foncière d'une superficie d'environ 9.500m² située avenue Charles Bedaux à Tours pour un prix de vente de 50.000 francs (7.622,45 euros) ;

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Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Vu la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu à l'audience publique du 2 mars 2004 :

- le rapport de M. LAMY-RESTED, président ;

- les observations de M. JOUANNET, président de la Fédération d'Indre-et-Loire de la libre pensée ;

- et les conclusions de M. LESIGNE, commissaire du gouvernement ;

B: 135-02-01-02-01-03-03

21-005

Considérant qu'aux termes de l'article 2 de la loi susvisée du 9 décembre 1905 : La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ; qu'il résulte de cette disposition que des collectivités publiques ne peuvent légalement accorder des subventions à des associations qui ont des activités cultuelles ;

Considérant, en premier lieu, que si la société des Habous et lieux saints de l'Islam se consacre également à des activités de caractère social et culturel, son objet principal est de poursuivre des activités cultuelles et notamment l'édification et la gestion de lieux de culte ; qu'elle ne peut donc du fait de son activité cultuelle recevoir directement ou indirectement d'aides financières provenant de collectivités publiques ;

Considérant, en second lieu, qu'il est constant et d'ailleurs non contesté que le terrain dont la délibération attaquée autorise la vente par la commune de Tours était alors estimé à une valeur de 476.000 F (72.565,73 euros) par le service des domaines ; qu'en décidant de le céder pour un prix de 50.000 F (7.622,45 euros) à la société des Habous et lieux saints de l'Islam, le conseil municipal de Tours doit être regardé comme ayant consenti une subvention...

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